mar.
20
sept.
2011
LES FAITS
Cette après-midi la marche des indignés se dirigeant vers Bruxelles, passé son deuxième jour à Paris et empruntait le Boulevard St Germain, quand vers 21 heures sont arrivés plusieurs fourgons de la police nationale.
Rappellons puisque ceci n'est plus une évidence que la police est sensée servir le peuple et le protéger.
Or, sans aucun avertissement préalable et sans aucune raison, ils ont gazés avec des lacrymogènes les marcheurs qui évoluer sur le trottoir et les ont dirigé vers le boulevard Saint Germain, dans lequel ils les ont encerclé.
Sous le prétexte d'un contrôle d'identité, ils les ont gazé une seconde fois et ont utilisé la violence (coups de poings, de pieds et insultes) sur les citoyens des différents pays présents. (Français, Espagnols, Grecs, Allemands, Anglais).
Pour toute réponse sur la raison de cette interpellation violente de citoyens pacifiques dans leurs droits, "ce sont les ordres que nous avons reçu". Rappelons qu'un policier a le devoir de ne pas éxécuter un ordre allant contre les lois françaises et européennes et de surcroît de dénoncer la personne donnant cet ordre et les agents qui l'exécutent. Les citoyens utilisaient ici leur droit à la liberté d'expression et d'opinion et ne troublaient en aucun cas l'ordre public, puisqu'ils empruntaient les espaces réservés aux piétons.
Une personne a été gravement blessée, inconsciente lors de son départ avec les pompiers et deux autres personnes plus légèrement (l'une d'entre elle a eu une épaule déboitée), ils sont actuellement hospitalisés.
Plusieurs personnes se sont opposées à l'interpéllation en se plaçant devant les bus de CRS amenant les 80 indignés au commissariat de police pour le contrôle de leur identité. Ils ont également été violentés, mais cette foi-ci, de manière plus particulière.
Maitrisés par la force, certains d'entre eux ont été éloignés de la vue des gens, derrière les fourgons de police, ils ont été insulté et ont reçu des gifles et des coups de pieds de la part des CRS, les policiers ont rempli leurs gants de gaz lacrymogène et leur ont passé sur le visage, leur mettant au passage des doigts dans les yeux, pour enfin les embarquer dans un fourgon, qu'ils avaient au préalable, également rempli de gaz lacrymogène.
Finalement les trois quart des personnes ont été relachées, puisqu'aucun chef d'inculpation concret n'existait, les autres devant rester en garde à vue jusqu'au lendemain, les policiers n'ayant pas eu le temps de contrôler toutes les identités des 80 personnes dans les 4 heures de détention autoriséee pour un simple contrôle d'identité.
Cette interpellation est symbolique de la dictature dans laquelle nous vivons et est trés grave. C'est la manière que le gouvernement français utilise d'accueillir ses confrères européens et pour répondre à leur aspiration d'une démocratie participative et horizontale.
Chaque jour nous vivons l'oppression et la répression de cette société oligarchique. C'est une urgence de se soulever pour reprendre nos droits. C'est même un devoir. Nous voulons reconstruire ce monde que nos dirigeant détruisent jour aprés jour. Mais nous ne pourrons le faire qu'avec vous et votre parole. Un peuple uni va de l'avant.
La résistance est en marche, rejoignez-nous
lun.
19
sept.
2011
dim.
18
sept.
2011
Alors que tout s'est bien passé à Orléans et que les Indignés franco-espagnols n'y ont pas été inquiétés, il semble que la situation soit différente à Paris.
À 21H 30, un communiqué de nos correspondants et amis : « Sommes coincés par la police à la Bastille » Puis, quelques 30 mn plus tard, appel téléphonique : « Nous étions mille à la manifestation et nous sommes maintenant 400 à la Bastille, encerclés par une centaine de CRS. Ils ne laissent personne sortir et le cercle se resserre de plus en plus. Mes amis et moi, nous en avons 4 ou 5 autour de nous ».
Aucune autre nouvelle depuis. Jafar n'a plus de batterie, il essaiera d'appeler plus tard d'un autre téléphone. Rien sur les blogs...
En espérant que tout se passera bien quand même, je vous fais profiter, pour la veillée, d'une belle chanson qui m'a beaucoup émue.
Voici une maquette guitare-voix réalisée par HK et les saltimbanks suite à des échanges avec les indignés lyonnais et parisiens. Celle-ci rend hommage à Stéphane Hessel.
De leur côté, les Indignés d'Aix semblent reprendre de la vigueur. Pas mal de visiteurs ce soir à la Rotonde. Voici leur dernier communiqué :
Bonjour à toutes et tous,
Les Indignés d'Aix-en-Provence ont un nouveau site :
Vous pourrez, entre autres, vous informer de nos événements locaux,
participer aux discussions sur le blog, nous communiquer vos infos,...
Nous comptons sur votre participation et bien sûr, nous vous attendons tous les soirs à 18h sur notre lieu de rencontre habituel à la Rotonde.
A bientôt,
Aix Réelle Démocratie
Web : http://aixreelledemocratie.jimdo.com
Mail : aix.reelledemocratie@ymail.com
Pour Cent Paroles
Christiane
Source Mediapart : http://blogs.mediapart.fr/edition/cent-paroles-d-aix-journal-local-alternatif/article/180911/indignes-en-difficulte-ce-so
dim.
18
sept.
2011
Déclaration de l'Assemblée Générale de New York City du 21 août (traduction Jérôme, original en bas) :
Chèr(e) ami(e),
Nous sommes citoyens et non citoyens de l'Assemblée Générale de New York City. Nous sommes issus de toutes les conditions sociales,d'une variété de cultures, d'opinions politiques, de religions.
Néanmoins, nous partageons la même indignation quant au pillage de notre richesse commune par les institutions mondiales de la Finance, avec la complaisance des gouvernements du monde - un pillage qui a mené à un chômage de masse, des coupures généralisées dans les services publiques, au désespoir et à la résignation. C'est la même indignation qui a mené le peuple de Grèce et d'Espagne à occuper les rues et parcs de manière permanente, les peuples d'Egypte et de Tunisie à renverser leurs gouvernements, les peuples d'Islande à nationaliser leur système bancaire et réecrire leur Constitution.
Ces dernières semaines nous avons commencé à partager cette indignation et à nous écouter les uns les autres dans une série de réunions publiques, ouvertes à tous. Librement inspirés par les assemblées qui poussent comme des champigons dans tous les coins de la planète, nous avons commencé à mettre en commun nos différences au travers d'un processus de décisions consensuelles.
Un tel processus n'a pas pour but d'effacer les différences. Au contraire il vise à les multiplier afin de commencer à reconstruire cette Nation et le Monde.
Une des premières démarches que nous avons décidé de prendre est de participer à la journée mondiale d'action contre le capital financier, le 17 septembre, 2011. Nous vous invitons à nous joindre dans cette action en occupant pacifiquement les rues et parcs autour de Wall Street à New York à partir du 17 septembre. Pour l'instant nous n'avons pas une liste spécifique de demandes.
Néanmoins, l'assemblée a initié un processus de conversation au travers duquel un certain nombre de propositions et de perspectives se sont dessinées.
Certains parmi nous pensent qu'une taxe du type "Robin des bois" sur toutes les transactions financières, une augmentation des taxes sur les gains en capital, et le rétablissement du "Glass-Steagall Act" sont trois mesures essentielles pour rétablir un minimum de normalité aux Etats-Unis et à l'étranger.
Certains d'entre nous pensent qu'une véritable autonomie et indépendance ne peut être atteinte par des réformes fiscales.
Certains pensent que nous devons relancer le système, réécrire la Constitution, remettre en cause un système de gouvernement employé par les riches pour les riches.
Beaucoup d'entre nous pensent que ce qui importe réellement à ce point c'est de créer un cadre commun qui permette à chacun de parler, d'être entendu, d'évoluer avec les autres.
Si vous regardez à travers ce cadre, vous ne verrez sans doute pas une image bien définie. Mais si vous le traversez, vous serez étonnés stupéfaits par le monde inconnu qui nous attend de l'autre coté.
Il est temps de reprendre nos vies. Nous vous demandons de nous rejoindre à New York ou de commencer votre propre assemblée générale dans votre ville.
Solidaires dans la lutte,
L'Assemblée Générale de New York City
Original English version
Dear Friend,
We are the citizens and non-citizens of the General Assembly of New York City. We come from every walk of life, a variety of cultural, political, and religious backgrounds. Yet we share the same indignation for the common wealth that has been pillaged by the global institutions of finance with the complacency of the world’s governments—a looting that has led to massive unemployment, generalized cuts to public services, despair and resignation. It is the same indignation that has prompted the people of Greece and Spain to occupy streets and squares on a permanent basis, the people of Egypt and Tunisia to overthrow their governments, the people of Iceland to nationalize their bank system and rewrite the constitution.
Over the past few weeks we have begun to share this indignation and listen to each other in a series of public meetings open to everyone. Freely inspired by the general assemblies that are mushrooming in every corner of the planet we have begun to bring our differences together through a consensual decision-making process. Such process does not aim at erasing differences. On the contrary it wants to multiply them so that we may begin to rebuild this nation and this world anew.
One of the first concrete steps we have decided to take is to participate in a global day of action against financial capital on September 17, 2011. We invite you to join us in this action by peacefully occupying the streets and squares surrounding the Wall Street area in New York City beginning on September 17. At the moment we do not have a specific list of demands. However, the Assembly initiated a conversation through which a number of proposals and perspectives unfolded.
Some of us think that the imposition of a Robin Hood Tax on all financial transactions, tax increases on capital gains, and the reinstatement of the Glass-Steagall Act are three essential measures to reestablish a minimum of fiscal sanity in the United States and abroad.
Some of us think that true autonomy and independence cannot be achieved through fiscal reform.
Some of us believe that we ought to reboot the system, rewrite the constitution, recuse a system of government employed by the rich for the rich.
Many of us think that what truly matters at this stage is to create a shared framework which may enable everyone to speak out, be heard, co-evolve and advance with others. If you look through this framework you may not see one defined picture. If you walk through it you will be amazed at the strange world on the other side. It is time to take back our lives. We ask you to join us now in New York City or to start your own General Assembly in your own town.
In solidarity and struggle,
The General Assembly of New York City