Aix Réelle Démocratie

 

 

 

D’où venons-nous ?

 

Du printemps des peuples arabes à « Democratie Real Ya » du 15 mai (15M) en Espagne en passant par « Occupy Wall Street » le mouvement dit                     des « Indigné-e-s » essaime à travers le monde… jusqu’à Aix

Parce que partout nous voulons sortir de la logiqueoù l’argent, la finance, le productivisme aliènent les êtres humains et les réduisent à des marchandises, détruisent nos écosystèmes et mettent en cause le devenir des jeunes générations et des suivantes…

Parce que le toujours plus n’est pas mieux et parce que « l’avoir » nous fait perdre « l’être » et nos « savoirs faire » dans cette société du jetable. Face à cette globalisation uniforme mortifère nous voulons retrouver nos racines, la décence, les limites à travers une sobriété joyeuse et réapprendre à se parler pour renouer les liens qui seuls libèrent.

 

Comment nous définir ?

 

Nous sommes un mouvement horizontal, où il n’y a ni chef, ni porte parole, où chacun(e) est différente et où chacun(e) a sa place

 

Nous sommes vous et ensemble nous sommes les 99%, nous n’avons pas « la solution », ni « le programme clé en main », ni de « schéma pré établi ».

 

Nous agissons dans une démarche ascendante non violente pour penser à nouveau « le faire ensemble ». Nous le ferons à travers des débats contradictoires parce que les 99% ne sont pas un bloc monolithique et parce que différent(e)s nous sommes égaux.

Nous le ferons à partir de « ce n’est pas ta solution, ce n’est pas davantage la mienne » mais ensemble discutons sur un pied d’égalité pour trouver un point d’équilibre que nous mettrons à nouveau en ex(s)périmentation… 

 

Nous construirons ainsi notre chemin en marchant et sur la durée, à partir de ce qui nous affecte au quotidien dans notre immeuble, nos quartiers, nos lieux de travail, nos précarités, notre cité…

 

Nous voulons vaincre les peurs et les représentations dues au formatage des esprits pour aller à la rencontre de l’Autre, pour accueillir/recueillir sa parole et la faire vivre ensemble, parce qu’aucune culture n’est supérieure à l’autre nous voulons faire vivre le métissage. Ces différences sont sources de vie et permettent, ensemble, de libérer nos potentialités et notre puissance d’agir pour faire par nous-mêmes.

 

Nous voulons relever la tête, retrouver notre dignité, prendre le temps de rêver, de créer pour faire autrement et autre chose, pour redonner sens à nos vies parce que nous aimons la vie

Nous nous situons dans une logique de partage, de coopération, de gratuité, d’échange sur un pied d’égalité, de proximité, d’écoute, de liberté,…

Nous voulons nous auto-organiser, nous réapproprier l’espace public et nos affaires au quotidien. Cette réappropriation collective est fondée sur l’usage, l’entretien et la restitution, puisque nous ne sommes que de passage, soyons des passeurs/ses !

 

Sur ces fondations partagées nous reconstruirons notre maison commune et nos communs

Un toit c’est un droit, comme celui de se nourrir sainement et de proximité, de vivre dignement de son travail/activité, de vivre en bonne santé physique et psychique, et lorsque cela devient nécessaire celui de se soigner selon « de chacun selon ses possibilités, à chacun selon ses besoins », celui d’aller à l’école pour se forger un esprit critique, de se cultiver, celui d’avoir accès gratuitement pour les besoins de base à l’eau, aux transports, à l’énergie,… et aussi celui de se réunir, de débattre, de construire et de porter ensemble les possibles…

 

Nous ferons vivre la démocratie dans le cadre d’un mouvement par essence jamais fini, parce qu’elle est fragile, sans cesse en danger, toujours en devenir, elle doit être l’affaire des 99%. Notre émancipation, individuelle et collective, en est le point d’appui et le levier. L’égalité son principe

 

Qu’avons-nous fait ?

 

La cuisine solidaire et auto organisée à partir des produits de proximité fournis par des agriculteurs qui travaillent en culture biologique et autour de celle-ci nous voulons mettre en place une coopérative d’entraide car il s’agit de faire vivre concrètement notre solidarité, ainsi qu’une monnaie locale : « l’allumette ».

Nous continuerons, avec vous, à aller à la rencontre des gens dans les quartiers pour faire vivre ensemble la parole d’en bas et (re)faire une société humaine, et aussi devant différents lieux après « Pôle emploi », la CAF, les centres de sécurité sociale,…

 

Nous avons inscrit samedi 21 janvier dernier « le revenu INCONDITIONNEL d’existence » parmi le « ce que nous voulons » de notre mouvement parce qu’il est une pierre essentielle dans une démarche d’émancipation des êtres humains d’ici et de là-bas…

 

Cela et le reste nous le ferons ensemble…

 

Réunissons-nous le mercredi à partir de 17 heures et le samedi à partir de 15 heures au bas du Cours Mirabeau devant la statue des Arts et de l’Industrie

Nos décisions sont prises en Assemblée Populaire

Le manifeste des Indignés espagnols

 

Manifeste de ’Democracia Real Ya !’


Nous sommes des personnes normales et ordinaires. Nous sommes comme toi : des gens qui se lèvent tous les matins pour étudier, pour travailler ou pour chercher du travail, des personnes qui ont une famille et des amis. Nous travaillons dur tous les jours pour vivre et donner un futur meilleur à ceux qui nous entourent. Certains d’entre nous se considèrent progressistes, d’autres plus conservateurs. Croyants ou non, avec des idéologies bien définies, ou apolitiques. Cependant nous sommes tous préoccupés et indignés par le contexte politique, économique et social qui nous entoure, par la corruption des politiciens, des chefs d’entreprises, des banquiers… par le manque de défense du citoyen. Cette situation nuisible au quotidien, peut être changée si nous nous unissons. Il est temps de se mettre en marche, de construire ensemble une société meilleure. Pour cela nous soutenons fermement ce qui suit :

- Les priorités de toute société avancée doivent être l’égalité, le progrès, la solidarité, le libre accès à la culture, le développement écologique durable, l’épanouissement, le bien-être du citoyen.

- Il existe des droits fondamentaux qui devraient être couverts dans ces sociétés tels que le droit au logement, au travail, à la culture, à la santé, à l’éducation, à la participation à la vie politique, au libre développement personnel ainsi que le droit à la consommation des biens nécessaires pour mener une vie saine et heureuse.

- L’actuel fonctionnement de notre système économique et gouvernemental ne répond pas à ces priorités et représente un obstacle pour le progrès de l’humanité.

- La démocratie part du peuple (dêmos=peuple ; kratos=le pouvoir) et dans cette optique le gouvernement doit naitre du peuple. Toutefois, dans ce pays, la majorité de la classe politique ne nous écoute pas. Alors que ses fonctions devraient être celles de porte- paroles de nos revendications auprès des institutions, en permettant la participation politique des citoyens au moyen de voies directes procurant ainsi un meilleur bénéfice pour l’ensemble de la société, nous assistons à un enrichissement et à leur prospérité à nos dépens.

- Le besoin irrépressible de pouvoir de certains d’entre eux provoque une inégalité, de la crispation et de l’injustice, ce qui conduit à la violence que nous rejetons. Le modèle économique en vigueur, obsolète et antinaturel bloque la machine sociale et la convertit en une spirale qui se consume en enrichissant quelques-uns et en plongeant dans la pauvreté et la pénurie les autres. Jusqu’à l’effondrement.

- La volonté et la finalité du système est l’accumulation d’argent, la plaçant au-dessus de l’efficacité et le bien-être de la société. En gaspillant des ressources, détruisant la planète, produisant du chômage et des consommateurs malheureux.

- Les citoyens font partie de l’engrenage d’une machine destinée à enrichir une minorité qui ignore tout de nos besoins. Nous sommes anonymes, mais sans nous, rien de ceci n’existerait parce que nous faisons bouger le monde.

- Si comme société nous apprenons à ne pas confier notre futur à une rentabilité économique abstraite qui n’est jamais favorable à la majorité, nous pourrons éliminer les abus et les manques dont nous souffrons tous.

Une Révolution Morale est nécessaire. Nous avons mis l’argent au-dessus de l’Être Humain alors que nous devrions le mettre à notre service. Nous sommes des personnes, non des produits du Marché. Je ne suis pas seulement ce que j’achète, pourquoi et à qui je l’achète.

Pour tout ce qui précède, je suis indigné.

Je crois que je peux le changer.

Je crois que je peux aider.

Je sais qu’unis nous pouvons.

Sors avec nous. C’est ton droit.

Manifeste des Indignés aixois


Le 15 mai 2011 sur la puerta del sol de Madrid a commencé un surprenant mouvement citoyen réclamant une démocratie réelle maintenant. Partout dans le monde des citoyens indignés ont pris en exemple le mouvement espagnol pour se mobiliser contre la dictature financière. Ici, à Aix en Provence, c'est le 29 mai qu'a débuté notre mobilisation à l'initiative de quelques étudiants. Depuis cet été certains d'entre nous ont entretenu la flamme de l'indignation pour que, l'automne venu, l'expression citoyenne dispose à nouveau d'un lieu où chacun se sente légitime à prendre la parole. Notre objectif n'est pas de nous constituer en parti politique mais de lancer un grand mouvement de libération des esprits car nous sommes dominés dans nos besoins et nos désirs, dans nos pensées et l'image que nous avons de nous mêmes. Il s'agit donc de provoquer chez tous les indifférents et résignés une prise de conscience sur la véritable nature de notre régime politique et de notre système économique, générateurs d'inégalités. Le mouvement souhaite travailler à travers des actions citoyennes, toujours avec des méthodes pacifiques, pour insuffler cet élan émancipateur indispensable à une sortie civilisée du capitalisme. Se soulever contre les lois du marché c'est rompre la fatalité de l'individualisme et de la compétition, c'est aussi vaincre la peur ; peur de l'autre, peur du changement et du chaos. Il y a toujours une alternative, à nous de l'imaginer, à nous de la construire. Cette alternative a un nom : démocratie réelle. C'est à dire une société où les citoyens voient, comprennent et maîtrisent l'aboutissement de leurs actes. Nous voulons retrouver notre capacité à déterminer ensemble nos besoins et la manière de les satisfaire, pour cela nous devons nous émanciper de l'emprise qu'exerce le capital sur la consommation et de son monopole sur les moyens de production. En l'état actuel, le seul lieu légitime pour exercer la démocratie réelle ne peut et ne doit être que la rue.

Nous réclamons l'abolition des privilèges politiques et économiques :

  • ·        limitation à un mandat et non cumul
  • ·        fin des passe-droits, des « dynasties familiales » et des paradis fiscaux
  • ·        contrôle citoyen et possibilité de révocation
  • ·        un pourcentage de tirage au sort dans toutes les assemblées
  • ·        réappropriation des moyens de production et de distribution
  • ·        une réforme du droit de propriété pour qu'il ne soit plus le droit d'accumuler
  • ·        fin de la course à la productivité et partage des richesses produites
  • ·        institution d'une règle d'or : réduction du temps de travail et un travail pour tous
  • ·        le respect de l’environnement et du vivant, limitation de la pollution
  • ·        favoriser les transports en commun, l’inaccessibilité des centres villes et villages aux voitures et camions 
  • ·        la sortie du nucléaire
  • ·        la transparence de l’information, stop à la manipulation de masse et individuelle
  • ·        une justice égale pour tous
  • ·        l’abondance est-elle synonyme d’argent ? Ou plutôt de partage, de créativité, de temps, permettant notre épanouissement et nous enrichissant mutuellement ?

Arrêtons de vendre nos vies et produisons de la vie.

Tous les soirs de 18h à 20h rejoignez-nous au bas du cours Mirabeau pour construire ensemble notre avenir commun.

 

 

Pages to the People

Rassemblements tous les samedis à 15h (AP) et mercredis à 17h

Rendez-vous Mercredi 22 février à 17h en bas du cours Mirabeau

Rendez-vous Jeudi 23 février à 17h, au bar le Festival (bas du cours Mirabeau), pour une réunion sur l'Allumette, notre monnaie locale

Chaine Humaine pour sortir du nucléaire

Dimanche 11 Mars à Avignon.

Nous contacter avant le 24 février pour un départ en car d'Aix en Provence

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