Par André Koulberg
A Aix, comme ailleurs, on entend depuis des années les vieux militants se plaindre que les jeunes « ne s'intéressent pas à la politique ». Et puis de jeunes indignés ont surgi tout d'un coup au printemps dernier. Mais ils n'étaient pas comme on les attendait, renouvelant les formes de l'engagement politique.
Des indignés à Aix
A Aix c'est une quinzaine d'étudiants qui, en mars dernier ont pris l'initiative de former un groupe d' « indignés », déployant sa banderolle « démocratie réelle » tous les soirs à partir de 18h. Tout le monde était invité à s'exprimer et à chercher des idées pour transformer la société. Aujourd'hui le groupe s'est renouvelé, il y a encore des jeunes, mais tous les âges sont représentés. Une dizaine d'entre eux forment un noyau permanent (noyau plus petit quelquefois par mauvais temps... ), mais plus nombreux sont les participants épisodiques, des simples passants intéressés aux contributeurs réguliers. Vous les trouverez tous les mercredi à partir de 18h et tous les samedis à partir de 14h au bas du Cours Mirabeau, toujours autant défenseurs de la « démocratie réelle » sous leur banderolle déployée.
Un étonnant succès
Le succès de ce mouvement, essaimant dans de nombreux pays en très peu de temps (de même que le succès incroyable du livre de Stéphane Hessel « indignez-vous ! »), est surprenant. A quelle attente collective a-t-il répondu pour parvenir à susciter des manifestations dans des villes disséminées dans 82 pays, le 15 octobre, « journée mondiale » des indignés ? Même en France, qui n'est pas ici en pointe, ils existent dans de nombreuses villes (information peu relayée par les médias).
Une alternative au fatalisme
Réfléchissons au contexte dans lequel s'est développé le mouvement. D'un côté, les crises économique, sociale, écologique... sont de plus en plus aiguës, de l'autre, ce système qui ne cesse de détruire les hommes, et la planète elle-même, nous est présenté comme une fatalité irrémédiable. La politique dans ses formes classiques (les élections, la concurrence entre les partis pour accéder au pouvoir, etc.), semble elle-même impuissante à débloquer la situation. Même lorsque les peuples parviennent à faire élire des équipes gouvernementales de gauche, a priori plus critiques envers le libéralisme, la politique destructrice continue, pour l'essentiel, à s'imposer. Les dirigeants socialistes de la Grèce ou de l'Espagne imposent à leurs populations des traitements de choc en expliquant qu'il n'y a pas d'alternatives. La situation a l'air totalement bloquée et l'exemple de la Grèce nous montre ce qui nous attend.
C'est dans cet environnement que l'action des indignés prend tout son sens. Elle est d'abord une stratégie pour débloquer la situation. Si les moyens classiques (institutionnels) de changer une société partant à la dérive ont été rendus inopérants, il faut que les citoyens interviennent plus directement.
En s'installant collectivement sur une place centrale ou un lieu symbolique (wall-street...), en affirmant au vu et au su de tous qu'il n'est plus question d'accepter les logiques insupportables induites par la financiarisation du monde, qu'il faut reprendre le pouvoir collectif sur la société à la petite caste qui s'en est emparée et qui l'utilise pour ses intérêts propres, en disant qu'il faut le faire maintenant, les indignés rompent bruyamment avec le fatalisme ambiant. Ils indiquent une voie par laquelle il est possible de sortir du statut de résigné, l'exact contraire ici d'indigné . Et ça leur réussit. Bonne nouvelle.
Une représentation du peuple
Les indignés ne sont toutefois pas les seuls aujourd'hui à prétendre qu'un autre monde est possible et à chercher les voies pour y parvenir. Le mouvement altermondialiste par exemple s'y emploie depuis plusieurs années. Mais les indignés ont des traits spécifiques. Ils ne sont pas un groupe doté d'une doctrine, d'experts et de leaders qui la diffusent. Nommez des indignés célèbres... Ce sont des anonymes, généralement des non-professionnels de la politique, qui font nombre. Ils campent comme une foule de Français (ou de Belges, d'Allemands...) ordinaires face au pouvoir.
Nul n'a semblé remarquer que toutes ces caractéristiques font des indignés une parfaite représentation du peuple, du peuple dans son ensemble. Et effectivement, s'ils parviennent à être si nombreux quelquefois, c'est certainement parce que beaucoup de gens peuvent s'identifier à eux. Toute proportion gardée, ils rééditent un geste collectif qu'on a pu observer à la naissance des révolutions arabes (et des révolutions du type « révolution orange » dans les Pays de l'Est ) : figurer une représentation du peuple qui se lève face au pouvoir.
« Leurs revendications sont immenses mais peu concrètes »
C'est ce qu'affirme la correspondante du journal Libération (17 octobre 2011), à Bruxelles, à l'unisson de nombreux observateurs reprochant aux indignés le flou de leurs positions. La figuration du peuple anonyme se paye-t-elle d'une incapacité à défendre des propositions claires et précises ?
Par André Koulberg
Remarquons d'abord que les indignés, malgré leur dispersion géographique, défendent tous quelques idées qui forment un fond cohérent et sans ambiguïté. Essentiellement deux refus et une revendication, effectivement immense, dans la société actuelle.
D'abord ils dénoncent une logique économique instaurée depuis les années 80, qui, au nom du libre marché, nous a livrés pieds et poings liés aux puissances financières, détruisant les acquis sociaux et les valeurs humaines de base sur son passage. Ils le disent et le redisent on ne peut plus clairement.
Ensuite, ils affirment que notre démocratie n'est plus « réelle » parce qu'en définitive un nombre très restreint de personnages (du monde des affaires, de la sphère politique, médiatique, etc.), détient un pouvoir exorbitant. Rien n'indique ici la réédition de la théorie du complot mondial tentaculaire en vogue sur internet, il s'agit plutôt d'une critique relevant du souci démocratique telle qu'on la trouve chez Castoriadis et telle qu'elle a été récemment réactualisée par exemple par Hervé Kempf (« L'oligarchie ça suffit, vive la démocratie »). Ces auteurs reconnaissent que nos sociétés ne sont pas des dictatures mais, comme les indignés, ils proclament qu'elles ne sont pas non plus véritablement des démocraties. Ce sont des oligarchies, le règne d'un petit groupe, les « 1% » qui dirigent « 99% » de la population, comme le proclame un des slogans favoris des indignés.
Ces deux critiques se réunissent dans l'appellation que se donne le mouvement : « démocratie réelle »(plus que le terme d' « indignés » qui n'est pas repris par tous). La démocratie est réelle lorsque les citoyens peuvent choisir leur destin collectif sans être asservis à une logique économique catastrophique prétendument irrémédiable, et lorsqu'ils sont en capacité de reprendre le pouvoir à tous les oligarques qui l'ont confisqué.
C'est plutôt clair. Mais, c'est vrai, ce discours n'est pas suivi d'un programme politique en 50 points indiquant ce qu'il faut faire pour réaliser ces objectifs. Ce n'est pas une omission. Visiblement, ils ne considérent pas que leur rôle est celui d'une avant-garde consciente qui dès le départ et à elle seule proposera un plan de société à réaliser. Leur interprétation de l'exigeance démocratique les conduit plutôt à créer des espaces où ces questions pourront être débattues par tous et mûries collectivement.
Cette institution d'espaces de création démocratique n'a pas suffisamment attiré l'attention des observateurs, elle est pourtant centrale dans le mouvement des indignés.
Un espace qui crée des possibles
Un espace de création démocratique est un espace ouvert dans la rue qui n'oblige en rien mais multiplie les possibles. Suivons ici le petit exemple d'Aix.
L'espace créé au bas du Cours Mirabeau a d'abord permis de libérer la parole. De nombreuses personnes sont venues inscrire des phrases politiques, poétiques, ou les deux à la fois. Il a permis aussi d'organiser des débats d'où ont surgi des idées scrupuleusement notées. Aussi, de l'intérieur de cet espace, ont été élaborées des idées d'action sur la ville, certaines déjà réalisées (organiser des discussions publiques dans les quartiers périphériques filmés, diffusés, etc.), d'autres en voie de réalisation (devant le pôle-emploi). Enfin cet espace est un lieu de réinvention de la vie quotidienne (projet d'une cuisine autogérée et d'organiser un banquet public dans la rue). La relative indétermination doctrinale du mouvement n'empêche pas l'action, dès maintenant, et même l'action coordonnée au niveau du monde entier comme le prouve la mobilisation mondiale du 15 octobre.
Comparons à d'autres associations militantes. Ce qui frappe dans ce mouvement c'est que le plus souvent au lieu de porter le message du groupe à l'extérieur, il propose d'accueillir les gens dans son espace où ils pourront participer eux-mêmes à l'élaboration des projets. Une méthode parmi d'autres qui renouvelle les formes de l'action politique.
Rien de tout cela ne produira nécessairement des merveilles, cela dépendra de nous tous, mais tous ces exemples suggèrent que s'est ouvert un nouvel espace de possibles.
André Koulberg
(merci à C. et F.)
Pourquoi « démocratie et émancipation » ?Parce que pour nous la démocratie ne se limite pas à la vie institutionnelle mais se construit avec et pour les citoyen(ne)s à partir des « choses » du quotidien. Elle s’inscrit dans le cadre d’un processus par essence jamais fini alliant débat contradictoire et expérimentation, elle se construit en marchant.
L’émancipation en est le point d’appui et le levier, l’égalité son principe.
C’est sortir de la logique de concurrence et de la dépossession, pour nous inscrire dans celle de coopération, de partage, de convivialité, pour tisser des liens, pour décloisonner nos luttes parce qu’elles ont toutes le même fil conducteur, celui de reprendre nos affaires en main, pour construire des réseaux, pour agir et élaborer des possibles, pour faire irruption dans la vie de tous les jours... Bref c’est remettre le politique au centre de nos vies…
Il est temps de « re prendre soin de la démocratie » parce que c’est prendre soin de chacun(e) d’entre nous et de tous, c’est le fondement de la construction d’un autre monde aussi possible que nécessaire. Nous ne sommes pas des professionnels de la politique et nous ne voulons pas le devenir, juste des citoyen(ne)s lambda qui souhaitons reprendre, au même titre que d’autres, la parole et nous extraire des places que les biens nés, les experts en tout genre et/ou autres élites nous assignent…
Entendons J.Rancière dans un texte tiré de la revue « Contretemps » de mai 2008 dans « Moments politiques »: « Il y a de la politique, de mon point de vue, dans toutes les formes de lutte, d’action, d’intervention qui réaffirment la décision sur les affaires communes comme étant l’affaire de n’importe qui, et comme la démonstration de l’égale capacité de n’importe qui. »
Comment sortir de « l’entre nous ». Comment « ré apprendre à parler aux gens » ? Même animé(e)s des meilleures intentions du monde et de « notre » meilleure volonté, sans pour autant sous estimer le travail de terrain réalisé, force est de constater que les tracts ne suffisent plus, sauf à amorcer le dialogue… parfois ! Nos actions ponctuelles délivrant une information « descendante » ne suffisent pas davantage, sauf si elles rencontrent les préoccupations quotidiennes des habitant(e)s…
Réinterrogeons alors « nos » pratiques pour aller à la rencontre de l’Autre, pour ne pas parler à la place de l’Autre mais au contraire pour que chacun(e) puisse se sentir légitime de le faire et que chaque parole soit égale à celle de l’Autre.
Dépassons le « eux » et le « nous » par un patient travail de co construction avec les habitant(e)s DES quartiers. Ne sommes-nous pas toutes et tous issu(e)s d’un quartier ?
N’est-ce pas ensemble que nous devons agir pour (re) faire société ?
Travaillons sur le « comment recueillir les mots et les maux » de chacun(e) et de tous, (re) connaître/être reconnu/ (ré) apprendre à agir collectivement pour mettre réellement un terme à la stigmatisation et autres discriminations...
Le « RE » étant pris au sens de ne pas refaire à l’identique, sans pour autant faire table rase du passé, mais FAIRE AUTREMENT en plaçant au centre de ce processus le prendre soin individuel et collectif des êtres humains, celui de nos écosystèmes (qui ne sont que notre enveloppe externe) et l’avenir des générations futures.
Pour un « bien vivre ensemble» en harmonie avec notre « terre mère », la Pachamama, commune à toutes et à tous que nous soyons d’ici et/ou de là-bas comme le dit si justement Evo Morales.
Les barrières ne sont pas qu’étatiques, elles existent au sein d’un même peuple, d’une même cité, d’un même quartier. Le peuple n’est pas unicité mais multiplicité et chaque partie porte en elle-même des messages d’universalité pour peu que nous nous référions aux droits fondamentaux et aux libertés fondamentales, sinon c’est la barbarie qui vient ici comme ailleurs… Cf. poussée de l’extrême droite au niveau de cette UE qui devait nous protéger….
Retrouvons la convivialité et apprenons ensemble à faire la fête, cet été lors de l’étape sur Aix dans leur marche (Paris-Nice), nos frères « sans papier » nous ont donné une belle leçon de vie…
Comment sortir du projet clé en main établi dans « l’entre-nous » pour construire des possibles avec et pour les habitant(e)s si ce n’est par un travail de proximité...
Sortons de la culture du résultat, de celle de l’immédiateté, de l’événementiel, de la vitesse parce qu’elles sont contraires au principe démocratique.
Partons de nos préoccupations quotidiennes, de nos diverses expériences de terrain, construisons des réseaux, des veilles citoyennes, patiemment et avec détermination.
Face à « la crise » puisque tel est le fonctionnement « normal » du système capitaliste qui lui permet ainsi de se révolutionner, lui !, opposons le partage, la coopération, la gratuité et l’échange fondé sur la valeur d’usage (donner/recevoir/rendre selon Mauss), opposons l’égalité et les solidarités pour (RE) CREER le « bien vivre » pour le plus grand nombre.
« Du conseil de quartier » … aux « collectifs de quartiers auto organisés » !
Partons de la loi instituant les comités de quartier pour les communes de plus de 80 000 habitant(e)s malgré toutes les limites que présente cette loi.
Les extraits ci-dessous en italique sont tirés d’une réflexion du cercle Condorcet de décembre 2005 proposée par M.Masson, P.Boucher, L.Germain que nous remercions.
« Extrait de la loi Vaillant, Février 2002 : “Dans les communes de 80 000 habitants et plus, le conseil municipal fixe le périmètre de chacun des quartiers constituant la commune. Chacun d’eux est doté d’un conseil de quartier dont le conseil municipal fixe la dénomination, la composition et les modalités de fonctionnement.
Les conseils de Quartier peuvent être consultés par le maire et peuvent lui faire des propositions sur toute question concernant le quartier ou la ville. Le maire peut les associer à l’élaboration, à la mise en œuvre et à l’évaluation des actions intéressant le quartier, en particulier celles menées au titre de la politique de la ville”.
La loi ne définit rien d’autre ni sur les attributions, ni sur le fonctionnement. Ils sont complétés par les commissions consultatives et les missions d’information et d’évaluation ».
Nous voyons donc bien que, initiative et « pilotage » viennent « d’en haut » et que le rôle dévolu au comité de quartier n’est que consultatif.
Cependant même consultatif, de telles structures sont déjà des lieux d’apprentissage pour constituer des dossiers, avoir accès à de l’information, se frotter aux réalités institutionnelles, avancer des contre-propositions c’est dans cette tension que se crée du politique…
« Par ailleurs deux autres dispositions ci-dessous sont inconnues de tous, car elles n’ont fait l’objet d’aucune information des citoyens. Elles n’ont pour le moment jamais été appliquées :
Le référendum décisionnel.
Dans les collectivités territoriales, c’est-à-dire la Région, le Département et les communes, la loi prévoit, depuis Mars 2003, article 72-1 de la constitution, que puisse être soumise à référendum une décision, le résultat du vote constituant cette décision.
L’exercice de cette disposition est sous responsabilité du Président de la Communauté concernée.
Le droit de pétition.
Dans ces mêmes collectivités territoriales, la loi prévoit, depuis Mars 2003, article 72-1 de la constitution, que les citoyens puissent imposer par pétition qu’une question soit inscrite à l’ordre du jour de la collectivité concernée ».
Du fait de la nouvelle « réforme » des collectivités territoriales actuellement en discussion au Parlement ces deux dernières dispositions vont peut-être « bouger » ?
Quoi qu’il en soi, dès maintenant, faisons vivre cette disposition légale pour « passer » du conseil de quartier aux collectifs de quartiers auto organisés.
Agissons sans attendre que « ça vienne d’en haut » car il s’agit de « casser » le phénomène « de courroie de transmission » de la municipalité ou de toute autre baronnie vers les électeurs/trices. Ces collectifs sont des lieux situés au centre de la vie sociale et de la cité où s’inventent le Politique, où s’exercent notre citoyenneté…
C’est partir des préoccupations concrètes portées par les habitant(e)s, de leurs initiatives, (un toit pour tous, la crèche, l’école, la cantine avec une nourriture saine et de proximité, la santé, les handicaps, les espaces et les aménagements, la formation, le travail,…, les transports, la poste, l’hôpital, l’accès à l’eau, l’énergie de base,…) bref le quotidien, pour élaborer dans le débat contradictoire des projets, les porter sur la place publique et au niveau des institutions, et ce, quelle que soit la couleur de la municipalité en place, les faire aboutir en vérifiant leur faisabilité puis leurs exécutions.
C’est définir des objectifs, les prioriser à travers ce débat contradictoire, par et pour les habitant(e)s, en prenant soin d’être ouvert à tous les habitant(e)s du quartier (et pas seulement aux électeurs/trices). Cf. la promesse non tenue de 1981 sur la citoyenneté de résidence pour les non communautaires.
Et aussi rencontrer celles et ceux d’autres quartiers pour établir des ponts face aux murs biens réels et face à ceux de nos représentations sociales, par le brassage entre les quartiers pour refuser la xénophobie et toutes les discriminations.
Apprendre de la culture de l’Autre, refuser la politique de la peur et du bouc émissaire, la restriction des libertés fondamentales et les dérives sécuritaires irresponsables.
Ces projets émergeront dans un travail de co construction sur la durée selon une temporalité indépendante du calendrier électoral.
C’est nous (re) mettre en mouvement et acquérir et/ou retrouver des « savoir faire » et « savoir être » à partir des expériences du terrain et aussi en faisant appel à des experts, parce qu’on ne peut pas tout savoir. Ainsi mener une expertise contradictoire, face aux « habituels experts » davantage tournés vers les cabinets institutionnels dans le secret plutôt que vers la population…
Pour ce faire cela nécessite bien évidemment l’existence de lieux d’expression de la parole citoyenne où chacun(e) se sente légitime pour (re) prendre la parole et … la garder.
C’est aussi agir pour libérer les espaces publics ou associatifs de façon à ce que ces équipements publics de proximité (centres sociaux, MJC,…) s’autorisent à reprendre leurs libertés de penser face aux pouvoirs institutionnels en place quels qu’ils soient…
Cela nécessite aussi le concours de relais médiatiques pour (re) donner sens, par une information pluraliste, à tout débat réellement contradictoire. Nous avons la chance d’avoir sur le Pays d’Aix une radio locale et une télé participative sur un quartier. Organisons-nous pour faire vivre sur la durée ces sources d’information alternatives…
Il est temps de passer aux travaux pratiques et de construire nos propositions, il est temps de faire circuler la parole en toute confiance pour libérer nos potentialités dans le débat contradictoire toujours fraternel, de faire vivre notre convivialité pour (re) faire société…
Ce dont nous pouvons être convaincu(e)s c’est d’être plus intelligent(e)s ensemble…
Aix en Provence, le 17 octobre